L'amendement n° 807 de Mme Dogor-Such à l'article 6 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (deuxième lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 20 février 2026 l'amendement n° 807 de Mme Dogor-Such à l'article 6 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (deuxième lecture).
Au total, 68 députés ont pris part au vote : 66 % ont voté contre, 32 % ont voté en faveur, et 1 % se sont abstenus.
Résumé de l'amendement
Cet amendement vise à interdire aux médecins de renouveler leur demande de don d'organes auprès d'une personne après un délai de trois mois. Cette mesure supprime le droit actuellement accordé aux médecins de relancer un patient potentiel donneur.
Les auteurs de l'amendement estiment que cette faculté de relance constitue une pression institutionnelle excessive sur la personne et ne correspond à aucun équivalent dans les législations étrangères comparables. Selon eux, elle pourrait altérer le consentement libre et éclairé du donneur potentiel.
Ce texte est un résumé de l'exposé des motifs.
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
La faculté reconnue au médecin de réitérer, à l’issue d’un délai de trois mois, une sollicitation auprès de la personne concernée ne trouve aucun équivalent dans les législations étrangères comparables. Elle est susceptible de constituer une pression institutionnelle sur la personne, en altérant la liberté et la sincérité de son consentement. Une telle disposition consacre, en réalité, une prééminence décisionnelle du corps médical, en contradiction avec l’objectif affiché d’autonomie du patient revendiqué par les promoteurs du texte.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale