L'amendement n° 766 de Mme Blin et l'amendement identique suivant à l'article 6 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (nouvelle lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 26 juin 2026 l'amendement n° 766 de Mme Blin et l'amendement identique suivant à l'article 6 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (nouvelle lecture).
Au total, 89 députés ont pris part au vote : 61 % ont voté contre, 39 % ont voté en faveur, et 0 % se sont abstenus.
Résumé de l'amendement
Cet amendement vise à porter de 2 jours à 10 jours le délai incompressible de réflexion imposé avant qu'une personne puisse obtenir une aide à mourir. Cette mesure alignerait le délai applicable aux demandes d'aide à mourir sur celui déjà prévu pour les contrats de crédit immobilier.
Les auteurs de l'amendement estiment que le délai actuel de 2 jours est insuffisant pour une décision aussi grave, alors que le droit du consommateur accorde 10 jours de réflexion pour des engagements financiers bien moins importants. Selon eux, un délai plus long permettrait une meilleure réflexion du patient face à une décision définitive.
Ce texte est un résumé de l'exposé des motifs.
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Alors qu’un consommateur dispose d’un délai de réflexion incompressible de 10 jours à compter de la réception d’une offre de crédit immobilier ou pour renégocier par voie d’avenant un contrat de prêt, le patient qui demande une aide à mourir ne disposerait que d’un délai incompressible de 2 jours.
Une telle distorsion est manifeste vu la nature des intérêts à protéger.
Aussi, convient-il de porter à 10 jours ce délai de réflexion incompressible.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale