L'amendement n° 1309 de M. Gernigon après l'article 7 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 22 octobre 2026 l'amendement n° 1309 de M. Gernigon après l'article 7 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 (première lecture).
Au total, 130 députés ont pris part au vote : 47 % ont voté contre, 12 % ont voté en faveur, et 42 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 22 octobre 2026 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 |
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Le présent amendement vise à exclure de l’assiette des cotisations et contributions sociales l’avantage en nature constitué par le repas fourni aux salariés des entreprises de restauration collective, ainsi qu’aux salariés des hôtels, cafés et restaurants, lorsque cette fourniture résulte d’une obligation conventionnelle prévue par la convention collective applicable.
Dans le secteur de la restauration collective, les salariés sont amenés à prendre leur repas sur leur lieu de travail, au moment même où ils assurent le service des convives. L’article 22 de la convention collective prévoit ainsi la fourniture gratuite d’un repas aux salariés présents au moment des repas. Dans le secteur des hôtels, cafés et restaurants, la convention collective nationale du 30 avril 1997 prévoit également des dispositions relatives à la fourniture de repas aux salariés, en lien avec les conditions d’exercice de leur activité et leur présence sur le lieu de travail.
Cet avantage ne constitue pas une rémunération supplémentaire librement accordée par l’employeur, mais répond à une obligation conventionnelle directement liée aux conditions particulières d’exercice de ces métiers.
Le droit reconnaît d’ailleurs déjà la spécificité de cette situation. L’arrêté du 25 février 2025 relatif à l’évaluation des avantages en nature prévoit un régime particulier pour les personnels que les conditions de travail, les accords collectifs ou les usages imposent à l’employeur de nourrir gratuitement.
Il est donc proposé de ne pas assujettir cet avantage aux cotisations et contributions sociales. Il s'agit notamment d'une mesure de pouvoir d’achat pour les salariés concernés.
Cette mesure permettrait également de rapprocher le traitement social de deux modalités de prise en charge par l’employeur du repas de ses salariés : la fourniture gratuite d’un repas lorsqu’elle résulte d’une obligation conventionnelle et la contribution de l’employeur à l’acquisition de titres-restaurant, exemptée de cotisations sociales.
L’avantage en nature étant aujourd’hui intégré dans l’assiette des cotisations et contributions sociales, il vient en effet réduire la rémunération nette des salariés, alors même qu’il ne leur procure aucune ressource disponible : il correspond à un repas pris sur le lieu de travail que l’employeur est tenu de fournir. L’exonération proposée permettrait ainsi d’augmenter le salaire net des salariés concernés, sans alourdir le coût du travail pour les entreprises.
L’exonération proposée permettrait ainsi de mieux prendre en compte la spécificité des conditions de travail du secteur de la restauration hors domicile et de garantir un traitement social cohérent des repas fournis aux salariés en application d’obligations conventionnelles.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale