LÉGISLATURE 17 - VOTE n° 8817

L'amendement n° 320 de Mme Maximi à l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

REJETÉ
POUR 23
ABSTENTION 1
CONTRE 65

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 16 octobre 2026 l'amendement n° 320 de Mme Maximi à l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Au total, 89 députés ont pris part au vote : 73 % ont voté contre, 26 % ont voté en faveur, et 1 % se sont abstenus.

Infos

Date 16 octobre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2027

La position des groupes

POUR
Écologiste et Social
Gauche Démocrate et Républicaine
La France insoumise - NFP
Socialistes et apparentés
CONTRE
Les Démocrates
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Droite Républicaine
Horizons & Indépendants
Rassemblement National
Union des droites pour la République
Ensemble pour la République

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Date 16 octobre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2027

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L'auteure de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Marianne Maximi

Marianne Maximi

Puy-de-Dôme (63)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Nous défendons avec l'avenir en commun et Jean-Luc Mélenchon l'absence d'impôt sur les successions avant 150 000 euros, et une moindre fiscalité sur les transmissions inférieures à 550 000 euros. Mais pour cela, évitons de laisser hériter les mêmes tous les 15 ans ! Par cet amendement, les députés du groupe LFI proposent de prendre en compte l’ensemble des dons perçus par un même bénéficiaire au cours de sa vie pour apprécier les seuils de taux et abattements temporaires de cet article.

Le mécanisme prévu par cet article crée une fenêtre d’exonération exceptionnelle des dons d’argent jusqu’à 50 000 euros, puis un taux réduit de 6 % jusqu’à 100 000 euros, au lieu du barème progressif de droit commun. Sous couvert de relancer la circulation de l’épargne, ce dispositif constitue également un cadeau fiscal massif qui ne manquera pas de profiter aux patrimoines les plus aisés, parmi les seuls en capacité de mobiliser de telles liquidités à court terme.

Cette disposition favorise ainsi le renforcement intergénérationnel des inégalités. Elle vide de sa substance la progressivité de l’impôt sur les successions et donations, pilier de la justice fiscale et de la redistribution.

La volonté de cet article est de permettre aux classes moyennes et aisées d'aider leur jeunesse. Cela peut se traduire comme des dons permettant la primo-accession. Mais à l'autre bout du spectre, cet article a des effets pervers s'il permet une énième défiscalisation pour ceux qui héritent de leurs ascendants tous les 15 ans depuis leur naissance.

Le présent amendement vise à rétablir une stricte équité en subordonnant l’application de tout avantage dérogatoire à la prise en compte intégrale de l’ensemble des dons et sommes reçus par le bénéficiaire tout au long de sa vie. Chaque somme reçue, quelle que soit son ancienneté, s'imputerait sur les abattements et les tranches du barème, pour que la progressivité des droits de donation s'applique enfin à la totalité des sommes transmises.

Il ne s’agit pas de bloquer la solidarité familiale, mais d’empêcher que cette brèche fiscale ne devienne un instrument d’optimisation pour les plus hauts patrimoines. En consolidant les flux financiers reçus sur une vie entière, cet amendement garantit que l’impôt conserve sa fonction redistributive, au service de nos services publics et de la cohésion sociale, tout en mettant fin aux effets d’aubaine injustifiés.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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