L'amendement n° 942 de Mme Lejeune à l'article 48 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 04 novembre 2026 l'amendement n° 942 de Mme Lejeune à l'article 48 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).
Au total, 168 députés ont pris part au vote : 78 % ont voté contre, 21 % ont voté en faveur, et 1 % se sont abstenus.
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Par cet amendement d'appel, le groupe parlementaire LFI prévoit la mise en place d'un grand plan de déploiement des énergies renouvelables en France, plutôt que des EPR2 dont le coût approche désormais les 150 milliards d'euros pour une mise en fonctionnement au mieux en 2038.
Pour l'heure, nous ne renommons que le nom du CCF faute de pouvoir changer son objet en raison de l'article 40. Mais dès que Jean-Luc Mélenchon sera président, nous ne manqueront pas de réaliser un grand plan de déploiement des énergies renouvelables pour permettre à toutes et tous de disposer d'une énergie abordable et propre.
Ce programme du Nouveau nucléaire français repose sur des paris technologiques, industriels et financiers particulièrement hasardeux. Le retour d’expérience catastrophique de l’EPR de Flamanville devrait pourtant ouvrir les yeux aux plus optimistes : douze ans de retard, une facture initiale multipliée par sept, ainsi qu’une rentabilité "médiocre" selon la Cour des comptes. La poursuite de ce programme relève d'un aveuglement idéologique passéiste.
Nous entrons dans un monde où un mix optimisé d'énergie solaire et d'éolien offshore permette de produire une énergie aux alentour de 60 à 70 euros par mégawattheure, quand l'énergie nucléaire dépasse allègrement les 100€ dès lors que sont pris en compte le coût de construction, de retraitement des déchets, et de démantelage, lointain mais inéluctable, de la centrale.
Nous proposons donc la fin de cette gabegie et de lancer un grand plan de déploiement d'une énergie renouvelable abondant sur tout le territoire, dont les résultats se feront sentir non pas dans 12 ans, mais dès la première année.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale