LÉGISLATURE 17 - VOTE n° 9737

L'amendement n° 939 de Mme Maximi de suppression de l'article 49 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

REJETÉ
POUR 36
ABSTENTION 46
CONTRE 82

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 04 novembre 2026 l'amendement n° 939 de Mme Maximi de suppression de l'article 49 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Au total, 164 députés ont pris part au vote : 50 % ont voté contre, 22 % ont voté en faveur, et 28 % se sont abstenus.

Infos

Date 04 novembre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2027

La position des groupes

POUR
Écologiste et Social
Gauche Démocrate et Républicaine
La France insoumise - NFP
Socialistes et apparentés
CONTRE
Les Démocrates
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Droite Républicaine
Horizons & Indépendants
Union des droites pour la République
Ensemble pour la République

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Date 04 novembre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2027

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L'auteure de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Marianne Maximi

Marianne Maximi

Puy-de-Dôme (63)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Par cet amendement d’appel, le groupe LFI souhaite dénoncer la mainmise de l’État sur la sécurité sociale, qui devrait être financée par les cotisations sociales et pilotée par les seules travailleuses et travailleurs. Ce financement par TVA est d'ailleurs l'illustration même qu'une "TVA sociale" brandie par certains, existe déjà, et ne fonctionne pas.

« Les principes mêmes du plan de Sécurité sociale que nous voulons édifier […] veulent que l’organisation de la Sécurité sociale soit confiée aux intéressés eux-mêmes. »

Tel était le projet porté par Pierre Laroque, un des fondateurs de la Sécurité sociale. Les cotisations sociales sont une partie du salaire des travailleurs mise en commun pour financer une protection sociale, de la naissance à la mort. C’est donc aux travailleuses et aux travailleurs de piloter démocratiquement le budget de la Sécurité sociale.

Depuis sa création, le patronat n’a jamais accepté cette conquête des travailleurs, qui leur a permis de reprendre collectivement la main sur une partie des richesses produites. Ils ne s’en cachent pas : en 2007, Denis Kessler, alors vice-président du MEDEF déclarait : “Il s’agit aujourd’hui [...] de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !”. Dix ans plus tard, le projet reste le même : Patrick Martin, propose aujourd’hui un non-remboursement des arrêts-maladies de courte durée. Pendant ce temps, les macronistes baissent la durée d'indemnisation des arrêts longs. Ce qui les ennuie, c'est la protection des travailleurs.

De puis la création de l'ONDAM, la sécurité sociale ne répond plus aux besoins sociaux, mais à des normes budgétaires. Dès lors, les gouvernements libéraux ont pu accorder des exonérations de cotisations sociales, et faire dépendre le financement de la Sécu des décisions de l’État, qui doit en compenser le manque à gagner. Cette tendance s'est aggravée ces dernières années, en particulier par le glissement du CICE en exonérations, et par l’usage de la TVA pour compenser ce manque à gagner de la sécurité sociale.

Cette mise sous dépendance financière a des conséquences très concrètes. Elle permet de justifier des attaques antisociales insupportables : la stigmatisation des chômeurs, la réduction de leurs droits, recul de l’âge de départ à la retraite, augmentations des délais de carence pour les arrêts-maladies, et par un moindre remboursement des médicaments, une attaque contre notre système de santé.

Pour garantir un système de protection sociale favorable à celles et ceux qui le financent, c’est-à-dire les travailleurs et les travailleuses, il est essentiel de permettre à la sécurité sociale d’être administrée en toute indépendance.

Cet amendement d’appel a donc vocation à ouvrir le débat sur le retour à une indépendance, au moins financière, de la sécurité sociale. La sécurité sociale doit être gouvernée par les besoins du peuple, et non par une élite économique qui verra toujours en elle un obstacle à sa soif de profits.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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