L'amendement n° 588 de Mme Corneloup à l'article 4 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (nouvelle lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 26 juin 2026 l'amendement n° 588 de Mme Corneloup à l'article 4 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (nouvelle lecture).
Au total, 67 députés ont pris part au vote : 64 % ont voté contre, 36 % ont voté en faveur, et 0 % se sont abstenus.
Résumé de l'amendement
Cet amendement vise à conditionner l'accès à l'aide à mourir à la garantie d'un accès effectif aux traitements et aux soins palliatifs. Il ajoute cette condition préalable aux critères que doit remplir une personne pour bénéficier de cette aide.
Les auteurs de l'amendement estiment que, selon le Conseil d'État, le consentement à l'aide à mourir ne peut être libre et éclairé que si le recours à cette aide n'est pas le fruit d'un manque de soins. Ils considèrent que cette condition est nécessaire pour éviter que l'aide à mourir soit un choix imposé par l'insuffisance d'accès aux traitements et soins palliatifs.
Ce texte est un résumé de l'exposé des motifs.
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Pour que le consentement soit libre et éclairé, l'aide à mourir ne peut jamais être un choix subi faute de soins (Conseil d'État, étude de 2018). En subordonnant l'accès à la garantie d'un accès effectif aux traitements et aux soins palliatifs, le présent amendement complète, au stade des conditions d'accès, le préalable inscrit à l'article 2 et la condition de recevabilité de l'article 5.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale