L'amendement n° 3826 de Mme Mette après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).
ADOPTÉRésultat du vote
Les députés ont adopté le 16 octobre 2026 l'amendement n° 3826 de Mme Mette après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).
Au total, 72 députés ont pris part au vote : 69 % ont voté en faveur, 17 % ont voté contre, et 14 % se sont abstenus.
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Un enfant en situation de handicap moteur doit pouvoir sortir de chez lui, rejoindre son école, accéder aux soins et participer à la vie de sa famille. Ces libertés supposent parfois d’élargir une porte, d’adapter une salle de bains, d’installer un équipement de transfert ou de transformer un véhicule. Leur exercice ne devrait pas dépendre de la capacité des parents à s’endetter.
Notre contrat social engage une responsabilité envers celles et ceux qui composent la Nation. Il commande de rendre effectives les promesses de liberté, d’égalité et de fraternité, dès l’enfance et jusque dans les gestes de la vie quotidienne.
Les familles qui accompagnent un enfant handicapé assument des responsabilités considérables. La solidarité nationale doit leur permettre d’aménager un cadre de vie adapté et de préserver leur équilibre familial et professionnel.
Le présent amendement crée un crédit d’impôt égal à 50 % des dépenses d’adaptation du logement et du véhicule restant effectivement à la charge du foyer après intervention des autres financements.
Le plafond de dépenses est fixé à 20 000 € sur trois ans. Il peut atteindre 40 000 € lorsque les adaptations répondent aux besoins d’un enfant. Cette majoration tient compte des besoins propres à l’enfance : croissance, évolution des possibilités de déplacement et nécessité d’adapter les équipements au fil du développement. Elle permet de soutenir jusqu’à 20 000 € de dépenses supplémentaires spécifiquement liées aux besoins des mineurs.
Le dispositif repose sur des dépenses justifiées, nécessaires à la compensation de limitations motrices durables. Il exclut l’achat du véhicule lui-même et les dépenses déjà financées. Son exclusion du plafonnement global des avantages fiscaux évite que l’aide à l’adaptation ne réduise le bénéfice d’autres crédits d’impôt, notamment pour l’emploi d’une aide à domicile.
Afin d’encadrer son coût, l’avantage est limité aux dépenses réalisées entre 2027 et 2029, assorti de plafonds cumulés sur cette période et calculé après déduction des autres aides.
L’objectif est de permettre une restitution aux foyers non imposables ou faiblement imposés. Le II répond aux exigences de recevabilité financière des amendements parlementaires ; sa suppression par le Gouvernement est demandée pour donner au dispositif sa pleine portée sociale.
La force d’une nation se mesure aussi à la liberté réelle qu’elle garantit à ses enfants. Cet amendement propose de donner à cette ambition une traduction matérielle et financière
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale