LÉGISLATURE 17 - VOTE n° 8862

L'amendement n° 1046 de Mme Maximi après l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

REJETÉ
POUR 35
ABSTENTION 0
CONTRE 68

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 16 octobre 2026 l'amendement n° 1046 de Mme Maximi après l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Au total, 103 députés ont pris part au vote : 66 % ont voté contre, 34 % ont voté en faveur, et 0 % se sont abstenus.

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Date 16 octobre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2027

La position des groupes

POUR
Écologiste et Social
Gauche Démocrate et Républicaine
La France insoumise - NFP
Socialistes et apparentés
CONTRE
Les Démocrates
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Droite Républicaine
Horizons & Indépendants
Rassemblement National
Union des droites pour la République
Ensemble pour la République

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Date 16 octobre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2027

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L'auteure de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Marianne Maximi

Marianne Maximi

Puy-de-Dôme (63)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Par cet amendement d'appel, le groupe de la France insoumise propose d’instaurer une contribution féministe sur les très grandes fortunes, pour financer à hauteur de 3 milliards d’euros par an la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Pendant 10 ans de macronisme, la France a pris un retard monumental dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, aux antipodes de l'égalité entre les femmes et les hommes, déclarée grande cause du quinquennat, deux quinquennats de suite ! Alors que l’Espagne s’est dotée dès 2017 d’un plan d’engagements pluriannuel, que le mouvement social féministe en France n’a eu de cesse de revendiquer un engagement similaire, les gouvernements successifs s’y sont toujours refusé.

Pis encore, les associations féministes et les services publics essentiels à la protection des victimes de violences sexistes et sexuelles ont subi des cures d’austérité. La Fondation des femmes alerte l’année dernière sur une baisse de 15 % des subventions, qui contraint 72 % des associations en milieu rural par exemple à fermer ou à réduire leurs permanences.

Les besoins sont pourtant connus. Depuis des années, les associations féministes ont estimé qu’il faudrait consacrer un plancher de 3 milliards d’euros à cette politique. Les annonces du Premier ministre en septembre 2026 sont bien loin du compte puisqu’il n’y a aucun euro supplémentaire annoncé. Dès lors, la loi « intégrale » promise est toujours sans budget.

Dans le même temps, pendant 10 ans, les fortunes des plus riches de France ont explosé. Oxfam estime que la fortune des seuls milliardaires français a doublé depuis 2017. Sur la même période, le patrimoine des 500 plus grandes fortunes professionnelles a presque doublé, de 571 milliards d’euros en 2017 à 1076 milliards d’euros en 2026 selon le classement Challenges.

Nous proposons donc de mettre à contribution ces grandes fortunes, qui ont bénéficié de la politique d’Emmanuel Macron depuis 10 ans, pour rattraper le retard pris pendant ces mêmes années dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Cette contribution prend la forme d’un impôt très faible de 0,28 % seulement sur ces très grandes fortunes, qui suffit à lever les 3 milliards d’euros nécessaires selon les associations.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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