L'amendement n° 2006 de Mme Laporte après l'article 4 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 21 octobre 2026 l'amendement n° 2006 de Mme Laporte après l'article 4 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 (première lecture).
Au total, 157 députés ont pris part au vote : 59 % ont voté contre, 38 % ont voté en faveur, et 3 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 21 octobre 2026 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 |
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Le présent amendement vise à rétablir l’exonération de cotisations salariales applicable aux travailleurs occasionnels embauchés dans le cadre d’un contrat de vendanges. Supprimé par l’article 84 de la loi n° 2014-1654 du 29 décembre 2014 de finances pour 2015, ce dispositif permettait, à salaire égal, d’accroître la rémunération nette perçue par les vendangeurs et de renforcer ainsi l’attractivité de ces emplois saisonniers.
Le secteur agricole, et tout particulièrement la viticulture, fait aujourd’hui face à une pénurie structurelle de main-d’œuvre saisonnière, qui toucherait près des deux tiers des exploitations. Chaque année, près de 30 % des postes proposés pour la récolte et la mise en cuve du raisin ne trouveraient pas preneur. Dans le même temps, la situation financière de nombreuses exploitations, dont la trésorerie est fortement dégradée, limite leur capacité à augmenter les salaires pour attirer davantage de candidats.
Dans ce contexte, le rétablissement de cette exonération permettrait de redonner de l’attractivité aux contrats de vendanges, en s’appuyant sur un dispositif qui avait fait ses preuves avant sa suppression pour des raisons budgétaires. Complémentaire du régime de droit commun des travailleurs occasionnels demandeurs d’emploi (TO-DE), cette mesure permettrait d’améliorer la rémunération nette des salariés sans augmenter le coût de l’embauche pour les exploitants. Elle contribuerait ainsi à faciliter les recrutements saisonniers et à sécuriser le déroulement des vendanges, étape essentielle pour la pérennité des exploitations viticoles.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale