L'amendement n° 736 de Mme Hamdane après l'article 4 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 21 octobre 2026 l'amendement n° 736 de Mme Hamdane après l'article 4 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 (première lecture).
Au total, 151 députés ont pris part au vote : 66 % ont voté contre, 32 % ont voté en faveur, et 3 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 21 octobre 2026 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 |
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Par cet amendement, le groupe parlementaire La France insoumise souhaite supprimer la CSG/CRDS sur les revenus des apprentis.
La jeunesse est devenue une condition sociale dont la caractéristique première est la précarité. Les jeunes subissent le délabrement de l’enseignement professionnel et/ou l’accès impossible aux études supérieures, la privation de revenus et la pauvreté qui l’accompagne, l’explosion des loyers sous l’effet de la spéculation immobilière. Une fois en activité, ils sont cantonnés à des emplois précaires et à des rémunérations faibles.
Les apprentis sont évidemment concernés, eux qui sont rémunérés entre 25 % et 100 % du SMIC et sont âgés de 16 à 29 ans.
Le nombre de contrats d’apprentissage a explosé en conséquence de la politique menée depuis 2018, qui consiste à arroser d’argent public les employeurs sans condition, pour qu’ils substituent des contrats d’apprentissage sous le SMIC à des emplois stables et mieux rémunérés, autrefois accessibles aux jeunes en sortie de formation.
Il y a donc d’un côté des employeurs qui bénéficient de la réduction générale des cotisations, de l’ordre de 40 % du montant du salaire, pour leurs apprentis.
Et de l’autre côté des apprentis qui depuis la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025, imposée par 49 al 3, doivent payer la CSG/CRDS sur l’intégralité de leur revenu. La macronie a ainsi prélevé 360 millions d’euros par an directement sur le dos des apprentis du pays.
Une telle mesure est particulièrement injuste alors que les exonérations de cotisations sociales coûtent encore 88 milliards d’euros dont 75,6 milliards d’euros pour les allègements généraux, dont profitent les employeurs des apprentis, sans conditions.
Nous proposons par conséquent de supprimer l’assujettissement à CSG/CRDS des apprentis, comme nous l’avions fait lors de notre niche parlementaire de 2025.
Ainsi, les gains de pouvoir d’achat seront de :
– pour un apprenti rémunéré au SMIC, de 89 euros par mois (soit 1068 euros par an).
– pour un apprenti rémunéré à 78 % du SMIC, de près de 51 euros par mois (608 euros par an).
Cette somme permettra de soulager la jeunesse précarisée, dans l’attente d’une victoire de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2027.
Le Gouvernement insoumis qui se constituera pourra ensuite mettre en œuvre les mesures de l’Avenir en commun destinés à améliorer la situation de la jeunesse et des jeunes travailleurs que sont la mise en place d’une garantie d’autonomie, la revalorisation des rémunérations des apprentis et alternants, la création d’emplois spécifiques jeunes dans le secteur non marchand, la lutte contre la spéculation immobilière et le coût de la vie en général, etc.
Pour toutes ces raisons, les député.e.s membres du groupe La France insoumise propose d’exclure les revenus des apprentis de l’assiette de la CSG/CRDS.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale