LÉGISLATURE 17 - VOTE n° 9012

L'amendement n° 2741 de Mme Garin après l'article 7 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 (première lecture).

ADOPTÉ
POUR 52
ABSTENTION 52
CONTRE 23

Résultat du vote

Les députés ont adopté le 22 octobre 2026 l'amendement n° 2741 de Mme Garin après l'article 7 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 (première lecture).

Au total, 127 députés ont pris part au vote : 41 % ont voté en faveur, 18 % ont voté contre, et 41 % se sont abstenus.

Infos

Date 22 octobre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

La position des groupes

POUR
Écologiste et Social
La France insoumise - NFP
Socialistes et apparentés
CONTRE
Les Démocrates
Droite Républicaine
Horizons & Indépendants
Union des droites pour la République

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Date 22 octobre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

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L'auteure de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Marie-Charlotte Garin

Marie-Charlotte Garin

Rhône (69)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Par cet amendement, le groupe Écologiste et Social propose de renforcer le congé de proche aidant sur deux points : l’ouvrir aux salariés qui accompagnent une personne atteinte d’une maladie d’une particulière gravité rendant indispensables une présence soutenue et des soins contraignants, et prolonger l’indemnisation des salariés en congé de proche aidant lorsque leurs droits à l’allocation journalière du proche aidant sont épuisés. Dans les deux cas, l’indemnisation est versée par l’employeur et compensée par une réduction de cotisations dans des limites fixées par décret.

Accompagner son conjoint pendant des traitements lourds, être présent auprès de son enfant devenu adulte lorsque sa maladie l’empêche de vivre seul, organiser les soins et les rendez-vous : ces situations bouleversent la vie des proches et leur capacité à poursuivre leur activité professionnelle. Pourtant, la gravité de la maladie et la nécessité d’une présence quotidienne ne suffisent pas toujours à leur ouvrir droit au congé de proche aidant, dont l’accès repose sur des critères de handicap ou de perte d’autonomie.

Cette lacune peut également provoquer une rupture pour les parents lorsque leur enfant dépasse la limite d’âge ouvrant droit à l’allocation journalière de présence parentale. Les droits s’arrêtent alors que la maladie, les soins et le besoin d’accompagnement se poursuivent. Une famille ne devrait pas perdre tout soutien au seul motif que son enfant a grandi.

Par ailleurs, les besoins d’un proche ne disparaissent pas au dernier jour d’indemnisation. Accompagner une personne en situation de handicap ou en perte d’autonomie peut demander des mois, parfois des années de présence. Lorsque l’allocation s’arrête alors que le congé peut se poursuivre, les salariés doivent choisir entre reprendre leur travail malgré les besoins de leur proche ou continuer à l’accompagner sans indemnisation. L’allocation journalière du proche aidant est limitée à 66 jours par personne aidée, et la possibilité de renouveler ces droits pour accompagner d’autres personnes ne répond pas aux besoins de celles et ceux qui soutiennent durablement un même proche.

Cette limite fragilise les aidants au moment où les politiques publiques encouragent le maintien à domicile. On ne peut pas compter sur leur présence pour accompagner ce choix tout en les laissant seuls face à la perte de leurs revenus. Un droit à congé sans soutien financier suffisant reste, pour beaucoup, un droit impossible à exercer.

Le présent amendement permet donc, d’une part, de prendre en compte les situations de maladie d’une particulière gravité sans attendre qu’elles répondent aux critères administratifs de reconnaissance du handicap ou de la perte d’autonomie. Les modalités de justification de la gravité de la maladie et de la nécessité d’une présence soutenue et de soins contraignants seront précisées par décret. Pour rendre ce droit effectif, il prévoit le versement par l’employeur d’une indemnité égale au montant de l’allocation journalière du proche aidant, qui se substitue, pour les congés ouverts sur ce nouveau fondement, à l’allocation financée par la sécurité sociale.

Il prévoit, d’autre part, qu’à l’issue de la durée maximale de versement de l’allocation journalière du proche aidant, l’employeur prenne le relais en versant une indemnité journalière d’un montant équivalent pendant la poursuite du congé.

Ces indemnités sont exclues de l’assiette des cotisations sociales dans des limites fixées par décret.

Être présent auprès d’un proche gravement malade, en situation de handicap ou en perte d’autonomie ne doit pas être un choix réservé à celles et ceux qui peuvent se permettre de perdre leur revenu. Cet amendement reconnaît la réalité de cet accompagnement, apporte un soutien concret aux salariés concernés et leur permet de poursuivre l’accompagnement de leur proche dans le cadre du congé auquel ils ont droit, sans que l’épuisement de l’allocation les prive de toute indemnisation.

Cet amendement est inspiré de propositions de APF France handicap.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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