LÉGISLATURE 17 - VOTE n° 9615

L'amendement n° 1187 de Mme Erodi et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 27 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

REJETÉ
POUR 21
ABSTENTION 8
CONTRE 21

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 03 novembre 2026 l'amendement n° 1187 de Mme Erodi et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 27 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Au total, 50 députés ont pris part au vote : 42 % ont voté contre, 42 % ont voté en faveur, et 16 % se sont abstenus.

Infos

Date 03 novembre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2027

La position des groupes

POUR
Écologiste et Social
La France insoumise - NFP
Socialistes et apparentés
CONTRE
Les Démocrates
Droite Républicaine
Horizons & Indépendants
Ensemble pour la République

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Date 03 novembre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2027

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L'auteure de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Karen Erodi

Karen Erodi

Tarn (81)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Par cet amendement, les députés du groupe LFI proposent de supprimer l’article 27, qui pérennise le droit de timbre de 225 euros en appel et généralise le nouveau droit de timbre de 100 à 200 euros devant les tribunaux de commerce.

Cet article prévoit ainsi la reconduction d’un mécanisme existant, mais ne disposant d’aucun bilan préalable, aucune étude d’impact et sans véritable concertation avec la profession. Le Conseil national des barreaux rappelle que l’aide juridique correspond à une politique publique dont le financement doit être assuré par l’Etat, et non par les justiciables eux-mêmes.

Ces taxes sont particulièrement injustes et élevées et touchent principalement des personnes ayant de faibles revenus et qui ne peuvent s’acquitter d’une telle somme, ou alors au prix de grands sacrifices. Elles accroissent la précarité des personnes les plus modestes et constituent un risque supplémentaire pour l’accès au juge et pour l’exercice du double degré de juridiction.

Cette taxe suit la même logique que la contribution de 50 euros pour l’aide juridique en matière civile et prud’homale : faire payer l’accès au juge plutôt que de financer la justice, au risque de dissuader les justiciables les plus modestes et les plus petites entreprises de faire valoir leurs droits.

Nous proposons donc la suppression pure et simple de cet article. L’accès à la justice doit toujours rester libre, gratuit et universel.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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