LÉGISLATURE 17 - VOTE n° 3159

L'amendement n° 2848 de Mme Lejeune à l'article 11 (examen prioritaire) du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

REJETÉ
POUR 87
ABSTENTION 0
CONTRE 151

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 27 octobre 2025 l'amendement n° 2848 de Mme Lejeune à l'article 11 (examen prioritaire) du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Au total, 238 députés ont pris part au vote : 63 % ont voté contre, 37 % ont voté en faveur, et 0 % se sont abstenus.

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Date 27 octobre 2025
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2026

La position des groupes

POUR
Socialistes et apparentés
Gauche Démocrate et Républicaine
Écologiste et Social
La France insoumise - NFP
CONTRE
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Les Démocrates
Ensemble pour la République
Droite Républicaine
Horizons & Indépendants
Rassemblement National
Union des droites pour la République

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Date 27 octobre 2025
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2026

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L'auteure de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Claire Lejeune

Claire Lejeune

Essonne (91)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Par cet amendement de repli, le groupe LFI propose de ne retenir que l’année 2023 pour le calcul de la compensation de la perte de la CVAE versée aux collectivités territoriales.

En effet, le dispositif actuellement retenu par le Gouvernement repose sur une moyenne des produits de CVAE des années 2020, 2021 et 2022, or ces exercices ont été profondément affectés par la crise du Covid-19 et par la dégradation conjoncturelle de l’activité économique. Le produit de la CVAE a ainsi diminué sensiblement en 2021 et 2022, faussant à la baisse la base de compensation.

Cette situation a été largement dénoncée par l’Association des maires de France (AMF) et l’Association des départements de France (ADF). La fraction de TVA censée remplacer la CVAE s’avère par ailleurs instable et peu dynamique, car elle dépend directement de la conjoncture économique. Or, les recettes de TVA ont ralenti en 2023 et 2024, ce qui aggrave encore la perte de ressources locales.

Les collectivités se voient donc doublement pénalisées : privées d’un impôt dynamique et durable, et mal compensées par des mécanismes fragiles et conjoncturels.

Les gouvernements successifs poursuivent une logique inquiétante : imposer de nouvelles charges aux collectivités d’une main, tout en affaiblissant leur autonomie fiscale de l’autre.

Face à cette situation, et tout en réaffirmant notre opposition ferme à la suppression de la CVAE, les députés LFI proposent a minima que la compensation de cette suppression soit calculée uniquement sur l’année 2023, seule année représentative d’un niveau de recettes post-crise, afin de mieux garantir les ressources des communes et des départements.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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