L'amendement n° 143 de Mme Blin après l'article 3 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 16 juillet 2026 l'amendement n° 143 de Mme Blin après l'article 3 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).
Au total, 120 députés ont pris part au vote : 63 % ont voté contre, 34 % ont voté en faveur, et 3 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 16 juillet 2026 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Projet de loi relatif à la protection des enfants |
Résumé de l'amendement
Cet amendement vise à rendre effectif le principe posé par la loi de 2022 selon lequel les juges doivent systématiquement explorer la possibilité de confier un mineur en danger à un membre de sa famille ou un tiers de confiance avant de recourir à un placement institutionnel en foyer. Il ajoute des contraintes procédurales précises pour garantir l'application concrète de cette règle.
Les auteurs de l'amendement estiment que le principe de priorité aux placements familiaux, inscrit dans la loi depuis 2022, n'est pas appliqué en pratique faute de mécanismes procéduraux contraignants, le placement en institution restant le réflexe administratif par défaut. Selon eux, des obligations procédurales explicites permettraient de favoriser les placements auprès de la famille ou de tiers de confiance, ce qui correspond mieux à l'intérêt de l'enfant.
Ce texte est un résumé de l'exposé des motifs.
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
La loi n° 2022‑140 du 7 février 2022 relative à la protection des enfants (dite « loi Taquet ») a posé le principe selon lequel le juge doit systématiquement envisager de confier le mineur à un membre de sa famille ou à un tiers digne de confiance avant d’envisager un placement institutionnel.
Plus de quatre ans après son adoption, force est de constater que cette disposition est restée une lettre morte. Faute de contraintes procédurales précises dans les textes, le recours au placement en foyer ou en famille d’accueil inconnue demeure le réflexe administratif par défaut. L’entourage de l’enfant (grands-parents, oncles, tantes, parrains) est trop souvent ignoré, voire écarté par simple manque de temps ou de volonté d’investigation des services sociaux.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale