LÉGISLATURE 17 - VOTE n° 9542

L'amendement n° 311 de M. Coquerel après l'article 25 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

REJETÉ
POUR 25
ABSTENTION 0
CONTRE 74

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 02 novembre 2026 l'amendement n° 311 de M. Coquerel après l'article 25 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Au total, 99 députés ont pris part au vote : 75 % ont voté contre, 25 % ont voté en faveur, et 0 % se sont abstenus.

Infos

Date 02 novembre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2027

La position des groupes

POUR
Écologiste et Social
Gauche Démocrate et Républicaine
La France insoumise - NFP
CONTRE
Les Démocrates
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Droite Républicaine
Horizons & Indépendants
Rassemblement National
Socialistes et apparentés
Union des droites pour la République
Ensemble pour la République

Infos

Date 02 novembre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2027

En savoir plus

L'auteur de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Éric Coquerel

Éric Coquerel

Seine-Saint-Denis (93)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Par cet amendement de repli, le groupe LFI prévoit la suppression de la niche fiscale sur le kérosène aérien sur les vols intérieurs sur le territoire français.

Aujourd’hui, la fiscalité énergétique est allégée sur le kérosène utilisé par l’aviation commerciale. Alors que les gouvernements macronistes successifs veulent imposer toujours plus de coupes aux services publics, aux collectivités et aux plus modestes au nom de la dette qu’ils ont créée, le maintien de cette niche fiscale, aussi coûteuse que polluante, est inacceptable.

Le transport aérien est aujourd'hui le seul secteur dont les émissions continuent d'augmenter en France. Cette dynamique n'est pas le fruit du hasard : elle s'explique avant tout par le quadruplement du trafic aérien depuis les années 1980, qui a largement annulé les gains obtenus en matière d'efficacité énergétique des appareils.

Cette niche désavantage en outre structurellement le train sur les liaisons intérieures, en maintenant l'avion artificiellement compétitif alors qu'il émet 10 à 50 fois plus de CO2 par kilomètre parcouru sur les trajets domestiques. L'avion est de très loin le moyen de transport le plus polluant : il représente à lui seul 16% des émissions du secteur du transport. Son impact sur le climat a doublé en vingt ans et, si nous ne faisons rien, il devrait tripler d'ici 2050.

Le constat est désormais clair : nous ne pourrons pas respecter nos engagements climatiques sans réduire le volume global de vols. Le secteur aérien représente 5,2 % des émissions nationales de CO2, soit deux fois plus qu'il y a trente ans. Plutôt que de soutenir les grands groupes aériens, nous attendons de l’Etat qu’il planifie la décarbonation de notre société et de nos modes de transport. Face à l’urgence climatique soulignée par la multiplication des canicules et des incendies, il s’agit d’assumer que le secteur aéronautique est voué à réduire ses activités.

Pour l’ensemble de ces raisons, nous proposons la suppression de cette niche fiscale lors des vols internes. Cette niche induit un manque à gagner important pour le budget de l’État, désincite au report modal et contrevient au droit des générations futures à disposer d’un environnement viable.

Les moyens dégagés par la fin de cette niche pourront être employés à bien meilleur escient dans le développement de lignes de train fréquentes et abordables.

 

 

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

En savoir plus