LÉGISLATURE 17 - VOTE n° 9544

L'amendement n° 296 de M. Le Coq après l'article 25 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

REJETÉ
POUR 27
ABSTENTION 0
CONTRE 71

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 02 novembre 2026 l'amendement n° 296 de M. Le Coq après l'article 25 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Au total, 98 députés ont pris part au vote : 72 % ont voté contre, 28 % ont voté en faveur, et 0 % se sont abstenus.

Infos

Date 02 novembre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2027

La position des groupes

POUR
Écologiste et Social
Gauche Démocrate et Républicaine
La France insoumise - NFP
Socialistes et apparentés
CONTRE
Les Démocrates
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Droite Républicaine
Horizons & Indépendants
Rassemblement National
Union des droites pour la République
Ensemble pour la République

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Date 02 novembre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2027

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L'auteur de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Aurélien Le Coq

Aurélien Le Coq

Nord (59)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Cet amendement du groupe LFI propose de mettre un terme à la niche fiscale sur le gaz utilisé pour chauffer les serres et produire des légumes hors saison.

Depuis 2020, cette pratique bénéficie d’une aide annuelle d’environ 25 000 euros par hectare, contre 20 000 euros tous les trois ans auparavant, un relèvement qui a surtout profité aux plus grandes structures. Concrètement, les professionnels agricoles ne paient qu’un reste à charge de 0,54 euros par mégawattheure, contre un taux nominal désormais fixé à 16,39 euros.

Cette défiscalisation entre en contradiction frontale avec les engagements écologiques du secteur : alors que l’interdiction de la production de légumes bio sous serres chauffées aux énergies fossiles ne devait plus être possible, cette pratique doit se poursuivre au moins jusqu’en 2030. Une réglementation d’autant plus absurde que chaque kilogramme de tomate bio produite sous serres chauffées au gaz nécessite l’équivalent d’1,05 litre de fioul, soit plus que le poids du produit fini lui-même.

L’impréparation du secteur agricole à cette interdiction tient à l’absence de politique d’accompagnement en la matière. Tant que les serres chauffées restent défiscalisées, les acteurs de la filière n’ont aucun intérêt à investir dans des alternatives : serres froides, meilleure isolation, ou conversion vers des légumes réellement de saison. L’agriculture traverse une crise inédite et le monde agricole subit en première ligne les conséquences du changement climatique et de l’inaction du Gouvernement. L’argent public doit être redirigé vers des revenus dignes pour nos maraîchers et vers une agriculture décarbonée, plutôt que de financer la dépendance énergétique de notre modèle agricole.

Cet amendement propose donc la fin du taux réduit du tarif d'accise pour l’usage des serres chauffées.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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