LÉGISLATURE 17 - VOTE n° 9563

L'amendement n° 651 de M. Jean-Philippe Tanguy de suppression de l'article 26 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

REJETÉ
POUR 44
ABSTENTION 0
CONTRE 70

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 02 novembre 2026 l'amendement n° 651 de M. Jean-Philippe Tanguy de suppression de l'article 26 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Au total, 114 députés ont pris part au vote : 61 % ont voté contre, 39 % ont voté en faveur, et 0 % se sont abstenus.

Infos

Date 02 novembre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2027

La position des groupes

POUR
Rassemblement National
Union des droites pour la République
CONTRE
Écologiste et Social
Les Démocrates
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Gauche Démocrate et Républicaine
Droite Républicaine
Horizons & Indépendants
La France insoumise - NFP
Socialistes et apparentés
Ensemble pour la République

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Date 02 novembre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2027

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L'auteur de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Jean-Philippe Tanguy

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Cet amendement vise à supprimer l’article 26 afin de demander un réexamen des exonérations territorialisées, plutôt que leur prorogation en bloc. Le Rassemblement national défend une politique de soutien aux territoires fondée sur leurs besoins réels et sur les résultats des dispositifs financés.

L’article prolonge plusieurs régimes, notamment ceux des bassins urbains à dynamiser, des zones de revitalisation des centres-villes et des zones de développement prioritaire. Il y associe des ajustements techniques de fiscalité locale. Ce regroupement ne permet pas de dégager une orientation suffisamment claire sur les priorités de l’État ni sur les avantages fiscaux qui doivent être maintenus, réformés ou abandonnés.

Notre opposition à cette reconduction globale ne remet pas en cause le soutien nécessaire aux bassins miniers, aux zones rurales et aux centres-villes en difficulté. Ces territoires doivent bénéficier d’outils adaptés pour préserver les commerces et accueillir des activités productives. Les dispositifs qui répondent effectivement à ces objectifs doivent faire l’objet d’un examen distinct et d’une justification précise.

En revanche, le Rassemblement national refuse que le débat sur les aides territoriales écarte la remise en cause des dépenses inefficaces de la politique de la ville. La reconduction des avantages accordés aux quartiers prioritaires doit être appréciée au regard des résultats obtenus, et non justifiée par leur seule ancienneté. L’effort demandé aux contribuables impose de sortir d’une logique de renouvellement automatique.

La suppression de cet article appelle donc une nouvelle rédaction distinguant les mécanismes utiles aux territoires délaissés des dispositifs insuffisamment évalués. Elle permettrait au Parlement de se prononcer séparément sur leur coût, leurs bénéficiaires et leur efficacité. Les exonérations doivent soutenir une activité durable, sans entretenir des régimes dérogatoires dont la pertinence ne serait plus interrogée à chaque renouvellement.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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