L'amendement n° 132 de Mme Brulebois et les amendements identiques suivants après l'article 26 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).
ADOPTÉRésultat du vote
Les députés ont adopté le 03 novembre 2026 l'amendement n° 132 de Mme Brulebois et les amendements identiques suivants après l'article 26 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).
Au total, 168 députés ont pris part au vote : 63 % ont voté en faveur, 32 % ont voté contre, et 5 % se sont abstenus.
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Le présent amendement a pour objet de supprimer la nécessité d'une délibération de la collectivité compétente pour que les horticulteurs bénéficient de l'exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties, instaurée par la loi de finances pour 2026.
Cette loi a permis aux collectivités locales d'exonérer de taxe foncière sur les propriétés bâties les horticulteurs qui utilisent des surfaces à la fois pour la production agricole et pour la vente de cette même production. En l'absence d'une telle disposition, ces surfaces sont taxables, alors même qu'elles servent à la production agricole et devraient, à ce titre, être légitimement exonérées, conformément à l'article 1382, 6° du code général des impôts. Cette injustice se traduit, pour des surfaces très étendues comme les serres, par des redressements particulièrement élevés et pénalisants pour les agriculteurs concernés. Je tiens à saluer l'engagement des horticulteurs, dont le travail contribue à la vitalité de nos territoires ruraux comme le Jura.
Cette mesure est donc tout à fait pertinente, mais elle demeure insatisfaisante dans la rédaction retenue in fine dans la loi de finances pour 2026, à l'initiative du Gouvernement. Une version antérieure du texte, discutée en séance au Sénat, permettait une meilleure application du dispositif sans passer par une délibération de la collectivité locale compétente. Cette condition limite beaucoup trop l'efficacité de l'exonération.
C'est pourquoi cet amendement propose de la supprimer.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale