LÉGISLATURE 17 - VOTE n° 9679

L'amendement n° 1267 de M. Proença et l'amendement identique suivant à l'article 42 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

REJETÉ
POUR 64
ABSTENTION 1
CONTRE 98

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 04 novembre 2026 l'amendement n° 1267 de M. Proença et l'amendement identique suivant à l'article 42 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Au total, 163 députés ont pris part au vote : 60 % ont voté contre, 39 % ont voté en faveur, et 1 % se sont abstenus.

Infos

Date 04 novembre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2027

La position des groupes

POUR
Écologiste et Social
Les Démocrates
Gauche Démocrate et Républicaine
La France insoumise - NFP
Socialistes et apparentés
CONTRE
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Droite Républicaine
Horizons & Indépendants
Rassemblement National
Union des droites pour la République
Ensemble pour la République

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Date 04 novembre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2027

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L'auteur de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Christophe Proença

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Le présent amendement entend déplafonner la taxe sur les spectacles musicaux et de variétés ainsi que la taxe sur le streaming musical gratuit et payant affectées au Centre national de la musique (CNM).

Ces deux taxes constituent le principal levier de financement du CNM et reposent sur un mécanisme de péréquation au sein de la filière musicale : les acteurs et spectacles générant les recettes les plus importantes contribuent ainsi au financement des artistes émergents, des structures les plus fragiles et des projets de développement de la filière sur l’ensemble du territoire.

Or, les plafonds actuels, fixés à 58 millions d’euros pour la taxe sur les spectacles et à 21 millions d’euros pour la taxe sur le streaming, ne sont plus adaptés à la dynamique économique des secteurs concernés.

S’agissant de la taxe sur la billetterie des spectacles, son rendement a fortement progressé ces dernières années, porté notamment par la hausse de la fréquentation, l’augmentation du prix moyen des billets et le développement des grandes infrastructures de spectacles. En 2025, son rendement a ainsi atteint 64,5 millions d’euros, dépassant très largement le plafond applicable. La différence entre le rendement de la taxe et son plafond est alors reversée au budget général de l’État, alors même que ces recettes ont vocation à financer directement la filière qui les acquitte.

Cette situation fragilise le modèle économique du CNM et limite sa capacité à accompagner durablement la création, l’émergence de nouveaux artistes, le spectacle vivant, l’export, l’innovation et les transitions numérique et écologique.

La même difficulté se pose pour la taxe sur le streaming musical. Son produit connaît une progression soutenue avec le développement des offres payantes et gratuites. Le plafond de 21 millions d’euros apparaît d’ores et déjà insuffisant au regard de la dynamique de cette taxe : le rendement prévisionnel pour 2026 était estimé à 21,33 millions d’euros, entraînant déjà un risque d’écrêtement. Le déplafonnement proposé permettrait ainsi de rapprocher progressivement le modèle du CNM de celui du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), en donnant à l’établissement les moyens de développer ses ressources propres et d’assurer pleinement sa mission de structuration et de soutien de la filière musicale.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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