LÉGISLATURE 17 - VOTE n° 8722

L'amendement n° 2210 de M. Aurélien Taché à l'article 55 (examen prioritaire) du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

REJETÉ
POUR 30
ABSTENTION 51
CONTRE 97

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 14 octobre 2026 l'amendement n° 2210 de M. Aurélien Taché à l'article 55 (examen prioritaire) du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Au total, 178 députés ont pris part au vote : 54 % ont voté contre, 17 % ont voté en faveur, et 29 % se sont abstenus.

Infos

Date 14 octobre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2027

La position des groupes

POUR
Gauche Démocrate et Républicaine
La France insoumise - NFP
CONTRE
Écologiste et Social
Les Démocrates
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Droite Républicaine
Horizons & Indépendants
Socialistes et apparentés
Ensemble pour la République

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Date 14 octobre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2027

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L'auteur de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Aurélien Taché

Aurélien Taché

Val-d'oise (95)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Cet amendement de repli a pour objet de minorer de 10 % la participation française au budget de
l’Union européenne en l’absence d’adoption d’un strict principe de préférence européenne, en
matière de défense dans le cadre du versement des crédits du futur Fonds européen pour la
compétitivité, qui sera créé par le futur Cadre financier pluriannuel 2028-2034.

 
Le rapporteur demande au Gouvernement d’utiliser la somme correspondante pour abonder par
amendement, dans le cadre de l’examen de la seconde partie du présent projet de loi de finances, la
mission « Action extérieure de l’État ».

 
Il est déjà absurde de constater que l’argent de l’Europe, c’est-à-dire le nôtre, peut servir à financer
des entreprises extraeuropéennes, c’est-à-dire à subventionner la désindustrialisation de notre
continent, à rebours des discours sur son déficit de compétitivité.

 
Mais, en matière de défense, le problème de l’absence d’un strict principe de préférence européenne
va au-delà.

D’abord, dans la mesure où, au niveau national, l’argent pour la défense ne manque pas, la seule
valeur ajoutée de la mise en commun de ces fonds au niveau européen réside dans le fait de
favoriser nos entreprises. Sans préférence européenne, permettre à l’Union de financer la défense ne
sert à rien.
Surtout, notre argent ne doit pas servir à acheter du matériel militaire à l’extérieur de l’Union, en
particulier outre-atlantique. Notre position est claire : pas un euro d’argent public ne doit être utilisé
pour acquérir des armes états-uniennes.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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