LÉGISLATURE 17 - VOTE n° 8723

L'amendement n° 2217 de M. Aurélien Taché à l'article 55 (examen prioritaire) du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

REJETÉ
POUR 31
ABSTENTION 54
CONTRE 103

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 14 octobre 2026 l'amendement n° 2217 de M. Aurélien Taché à l'article 55 (examen prioritaire) du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Au total, 188 députés ont pris part au vote : 55 % ont voté contre, 16 % ont voté en faveur, et 29 % se sont abstenus.

Infos

Date 14 octobre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2027

La position des groupes

POUR
Gauche Démocrate et Républicaine
La France insoumise - NFP
CONTRE
Écologiste et Social
Les Démocrates
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Droite Républicaine
Horizons & Indépendants
Socialistes et apparentés
Ensemble pour la République

Infos

Date 14 octobre 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2027

En savoir plus

L'auteur de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Aurélien Taché

Aurélien Taché

Val-d'oise (95)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Cet amendement de repli a pour objet de minorer de 10 % la participation française au budget de
l’Union européenne en l’absence de garantie de la participation des États au pilotage de la stratégie
Global gateway et de bilan précis et chiffré de l’ensemble de résultats des projets financés au titre
de cette stratégie.
Le rapporteur demande au Gouvernement d’utiliser la somme correspondante pour abonder par
amendement, dans le cadre de l’examen de la seconde partie du présent projet de loi de finances, la
mission « Action extérieure de l’État ».

 
La stratégie Global gateway vise à financer des actions menées par des acteurs économiques dans
des pays partenaires, qui leur soient bénéfiques tout en prenant en compte les intérêts de l’Union
européenne. Cette stratégie entend agir comme un levier financier pour, selon une logique
d’amorçage, soutenir l’initiative privée notamment en matière de de-risking ou d’environnement
normatif.

 
Or, cette stratégie présente plusieurs problèmes.
Tout d’abord, la Commission européenne dispose d’un rôle trop important dans sa gouvernance, au
mépris de la lettre des Traités qui accorde aux seuls États membres un pouvoir de décision en
matière de politique extérieure de l’Union. Cette ingérence est inadmissible, et des garanties de rétablissement du rôle des États dans cette gouvernance, qui semblent se profiler mais doivent absolument être confirmées, sont nécessaires.

 
Ensuite, la Commission de Bruxelles confond aide économique et aide au développement :
l’initiative privée ne peut pas et ne pourra jamais se substituer à l’aide au développement portée par
les États. On ne peut faire du profit sur le dos de celles et ceux qui souffrent, malgré toutes les
bonnes volontés affichées.

Enfin, à ce jour, le bilan précis des projets soutenus par cette stratégie manque encore, le calcul du
montant total communiqué par la Commission européenne étant tout simplement fantaisiste.

Pour ces raisons, un signal fort doit être envoyé pour signifier que dans ces conditions, la France
continuera de privilégier sa propre stratégie d’aide au développement.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

En savoir plus